
A droite le coucou qui appelle, à gauche le rossignol qui enchante mes oreilles, et en fond le merle et la fauvette qui mêlent leurs chants mélodieux. Je suis assis à l’ombre du pin et je m’offre pour le goûter un petit beignet de fleurs d’acacia fait hier avec les magnifiques grappes de fleurs de sa majesté Robinia pseudoacacia (euh parce que oui, en fait c’est pas un acacia, mais il aime bien qu’on l’appelle comme ça 😉
Si ça c’est pas le bonheur
Cet après-midi j’ai installé dans le pin (sur son tronc quoi, à genre 3 mètres de haut, orienté sud-est, tout comme il faut), une petit nichoir à mésange. Elles sont nombreuses à venir s’y nourrir d’insectes, la charbonnière avec sa cravate noire, la petite bleue qui tient pas en place, et mademoiselle à longue queue (oui OK, il parait que c’est plus une mésange et qu’il faut dire Orite à longue queue…)
Ici au Refuge de Sire – ben quoi oui il s’appelle comme ça mon chez moi parce que devant la maison passe la Côte de Sire, et parce que c’est bel et bien un refuge, pour moi comme pour toutes celles et tous ceux qui passeront par ce lieu je l’espère, mais aussi pour toute cette vie qui grouille (arrgg, j’ai failli m’assoir sur une chenille qui se promenait sur ma chaise) – les choses vont simplement, et lentement … Et là, bon…parfois j’aimerais que ça avance plus vite ! Faut dire que je me suis lancé dans ce projet de Refuge il y a un an déjà, et qu’il reste encore beaucoup à faire. Enfin dans la maison surtout parce que dehors, la nature se débrouille assez bien toute seule. Le terrain (hmm, 10ha quand même…) n’a pas été « travaillé » depuis des années, et ça se voit. Des frênes ont poussé un peu partout et les ronces ont tellement pris leurs aises qu’on ne peut plus atteindre les arbres fruitiers. Ça c’est quand même embêtant, du coup va y avoir un peu de débroussaillage pour se faire un chemin jusqu’aux pêchers et figuiers. Ah, je vous entend chers amis naturalistes, « il va nous couper les ronces, alors que c’est super les ronces… » Pas d’inquiétude, vue la surface du roncier, oiseaux, insectes et petits mammifères pourront continuer à s’y réfugier. Et moi à cueillir les mûres pour la confiture. D’ailleurs on peut faire d’autres choses avec les feuilles de ronce, comme une boisson genre thé noir.. !
Mais on parlera de plantes comestibles une autre fois, parce que ça fait partie du projet !!
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